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lundi, 24 septembre 2018

FORMATION MILITAIRE

SOURCE : Ministère de la Défense

Devenir pilote via l'Armée de l'Air est une possibilité offerte à peu car s'il y a beaucoup de postulants, il y a peu d'élus, et rares seront ceux, un jour habilités à piloter un Mirage, un Rafale ou même un Transal


ECOLE DE L'AIR


L'École de l'Air dont la devise est "FAIRE FACE" est l'une des plus grandes écoles françaises. A partir de lycéens et d'étudiants, filles et garçons, à culture scientifique, l'École de l'air a pour mission de former les officiers appelés à assurer de hautes responsabilités dans l'Armée de l'air, en tenant des postes d'exécution puis de commandement, jusqu'aux niveaux les plus élevés de la hiérarchie militaire au titre de leurs corps d'affectation :

  • Corps des officiers de l'air, c'est-à-dire le personnel navigant ;
  • Corps des officiers mécaniciens de l'air, chargés du soutien technique des unités ;
  • Corps des officiers des bases de l'air, chargé du soutien opérationnel et général.

Le recrutement a lieu par la voie de deux concours annuels groupés en une seule session. Les candidats doivent remplir les conditions suivantes :

  • Être français au regard du code de la nationalité française et se trouver dans les conditions fixées pour l'accès aux fonctions publiques ;
  • Avoir obtenu le baccalauréat de l'enseignement général ou l'un des titres admis en dispense en vue de la poursuite d'études dans les Universités ;
  • Au 1er septembre de l'année d'entrée en école, être âgé de plus de 17 ans et, au 1er janvier de l'année du concours, de moins de 22 ans pour les candidats pilotes, de 23 ans pour les candidats mécaniciens et officiers des bases ;
  • Les étrangers sont admis à concourir dans les mêmes conditions sous réserve qu'ils aient obtenu l'autorisation de leur gouvernement d'origine et du gouvernement français ;
  • Les candidats doivent satisfaire à des normes d'aptitude physique plus strictes que pour la simple aptitude au service armé, notamment en ce qui concerne les pilotes. Les examens médicaux d'aptitude physique sont passés soit devant un médecin militaire, soit dans un centre d'expertise médicale du personnel navigant (CEMPN) (Paris, Bordeaux, Marseille, Metz).

Depuis 1976, les jeunes filles sont admises à concourir pour le corps des officiers mécaniciens de l'air et des officiers des bases de l'air et depuis 1996, au titre du corps des officiers de l'air.

Les deux premières années d'études communes aux trois corps d'appartenance se déroulent sous le régime de l'internat. Des quartiers libres et des permissions qui s'apparentent aux vacances scolaires sont accordés pendant cette période. Les élèves perçoivent une solde. Les études, la pension et le trousseau sont gratuits.
Au terme de la seconde année et sous réserve d'avoir satisfait aux examens de contrôle répartis sur l'ensemble des deux années, les élèves sont nommés sous-lieutenants.
Pendant la troisième année qu'ils passent à l'École de l'air sous le régime de l'externat, les officiers-élèves reçoivent une formation correspondant à la spécialité choisie au titre de leurs corps d'appartenance. Ils perçoivent la solde correspondant à leur grade de sous-lieutenant.
Le diplôme d'ingénieur de l'École de l'air, diplôme reconnu par la commission des titres d'ingénieur, est décerné en fin de stage d'application de troisième année.

Les différentes spécialisations au pilotage se font à :
    
  • Cognac pour la sélection : L'école de pilotage de Cognac assure la sélection et la formation de base des futurs pilotes de l'armée de l'air, mais aussi des pilotes de l'aéronautique navale,  de l'aviation légère de l'Armée de terre et de quelques pilotes étrangers.
  • Tours et Cazaux pour les pilotes de chasse : Implantée sur la base aérienne 705 de Tours depuis 1961, l'école assure la formation des pilotes de chasse de l'Armée de l'air ainsi que de quelques ingénieurs de l'armement et navigateurs systèmes d'armes. Après leur formation de base à Cognac où à Salon, les élèves orientés "chasse" suivent un stage de six mois soit environ 100 heures de vol sur le biréacteur Alphajet. La base de Cazaux (école de tir aérien), accueille les jeunes brevetés dans le cadre de la formation des pilotes de chasse de l'Armée de l'air, le stage de transition opérationnelle occupe une place essentielle : dernier stade de la progression, il permet aux stagiaires de découvrir le tir aérien et parachève l'enseignement des notions de base du pilotage de "chasse" avant l'arrivée dans les escadrons de combat.
  • Avord pour les pilotes de transport : L'enseignement dispensé sur la base d'Avord, aux élèves de cette école (qui en sont au même stade de progression que les futurs "chasseurs" à leur entrée à l'école de Tours), comprend une instruction au sol (navigation, circulation aérienne, calcul mental), une instruction technique (connaissance avion) et une instruction en vol.

Les dossiers d'inscription peuvent être retirés auprès des lycées, Régions aériennes, ou Bureaux armée de l'air information (BAI).


LE RECRUTEMENT PROFESSIONNEL

Les classes préparatoires ne sont heureusement pas la seule manière d'accéder au cockpit d'un appareil de chasse. Il existe aussi un recrutement externe sur test (environ 175 candidats retenus chaque année) permettant d'intégrer une filière de formation de pilote de chasse ou de transport. Ce recrutement est ouvert pour toute personne remplissant les conditions suivantes :
    
  • Titulaire d'un baccalauréat de l'enseignement général ou technologique ;
  • Être âgé de plus de 17 ans et de moins de 22 ans ;
  • Être de nationalité française.

La sélection des élèves officiers se déroule en deux étapes : tout d'abord, des épreuves de présélection au centre de sélection de l'armée de l'air de Brétigny (Essonne) qui déterminera votre aptitude pour les options (pilote ou navigateur/officier système d'armes). Vous subirez :

  • Un examen psychotechnique destiné à évaluer le pronostic de réussite en école et d'adaptation au personnel navigant ;
  • Une épreuve sportive suivant un barème préétabli ;
  • Une épreuve d'anglais sous forme de Q .C.M. ;
  • Des entretiens destinés à évaluer votre motivation, vos capacités et aptitude aux fonction d'officier ;
  • Dans un centre d'expertise médicale du personnel navigant pour une visite d'aptitude.

La sélection se poursuit par :

  • Une sélection au sol sur entraîneur de vol (Cognac) ;
  • Une sélection en vol (Cognac) ;
  • Une instruction militaire de base (Salon de Provence) ;
  • Une formation militaire de l'officier (Salon de Provence) ;
  • Un stage d'anglais (Salon de Provence) ;
  • Un stage de parachutisme (Salon de Provence) ;
  • Une instruction professionnelle théorique du personnel navigant (Salon de Provence).

La formation des pilotes et des navigateurs après l'admission en école du personnel navigant. Cette formation est d'une durée d'environ 2 ans et demi. Là encore, il faudra vous engagez pour une durée minimum de 10 ans. Ce contrat d'engagement est signé par les deux parties avant même l'entrée en présélection pour une raison liée à l'assurance du candidat en cas de problème au cours de ces tests. Il ne peut être résilié qu'en cas d'échec aux tests ou avant le brevet. La durée maximale du contrat est de 20 ans pour un officier de réserve (statut d'officier de réserve obtenu grâce au concours d'admission à l'école militaire de l'air ou sur titre).


LES AUTRES FILIERES

Sachez enfin que l'armée de l'air n'est pas le seul moyen pour devenir pilote au sein de l'Armée. Il existe deux autres filières :

  • L'Aéronavale qui dépend directement de la marine. Celle-ci offre par le biais de son concours (niveau Mathématiques Supérieures, Mathématiques Spéciales) une vingtaines de places dans le domaine opérationnel. La formation de l'École Navale a lieu à Brest pendant deux ans puis sur la Jeanne d'Arc autour du monde la dernière année. Les officiers ayant suivi l'option Sciences et techniques sont destinés à remplir des fonctions d'ingénieurs dans les domaines de l'énergie, de la propulsion classique des bâtiments de surfaces, des sous-marins ou des aéronefs. Les officiers ayant suivi l'option Opérations et techniques sont destinés à remplir des fonctions opérationnelles (navigation, mise en œuvre des systèmes d'armes, conduite des opérations) et les fonctions techniques correspondantes (maintenance et mise en condition du matériel). L'accès au commandement à la mer est ouvert aux élèves des deux options sous réserve d'aptitude. Il est cependant possible d'intégrer après le bac sur une série de tests qui se rapprochent dans leur forme, de ceux de l'armée de l'air.
  • L'A.L.A.T. (Aviation Légère de l'Armée de Terre) qui représente la branche aérienne du troisième des corps d'Armée cités : l'Armée de Terre qui de part sont Statut emploie principalement des pilotes d'hélicoptère.


CONVERSION DES LICENCES

Mais toutes ces informations sur un éventuel début de carrière dans l'armée de l'air n'auraient pas lieu d'être dans cet ouvrage s'il n'était pas possible de se reclasser dans l'aviation civile. Il existe en effet une convention signée au courant de l'été 1998 entre l'armée de l'air et certaines compagnies dont Air France. Cette convention permet au B.A.R.M.A. (Bureau d'Aide à la Reconversion les Militaires de l'Armée de l'air) de reclasser certains pilotes suivant leur volonté d'intégrer l'aviation civile et les demandes faites par les compagnies auprès de l'Armée, et le cas échéant, de financer partiellement ou totalement la formation des candidats.

Mais les accords liant l'armée de l'air à la compagnie Air France ne sont pas la seule voie de reclassement dans l'aviation civile car outre les heures de vol accomplies sur chasseur ou avion de transport de l'armée de l'air, il existe des équivalences permettant aux pilotes militaires d'intégrer l'aviation civile et de devenir pilote de ligne. Les pilotes militaires sont très appréciés dans le milieu des compagnies aériennes car la formation militaires, parce qu'elle est la plus sélective, apparaît comme l'une des meilleures.

Cette filière est donc une possibilité mais il faut savoir que le temps d'engagement, même s'il peut être raccourci, est relativement long, et il est grandement conseillé d'avoir une vocation militaire pour intégrer ce type de formation.

Pour obtenir le brevet et la licence de pilote privé avion par équivalence, le candidat doit outre les conditions d'aptitude physiques exigées, être détenteur de l'un des brevets suivants :

  • Brevet militaire de pilote d'avion 1er degré ;
  • Brevet militaire de pilote d'avion 2ème degré de l'armée de l'air ;
  • Brevet de pilote de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre) 1er et 2ème degré ;
  • Brevet de pilote observateur de l'ALAT ;
  • Brevet élémentaire de pilote de l'aéronautique navale ;
  • Brevet de pilote des corps technique de l'aéronautique ;
  • Brevet de pilote des corps techniques de la navigation aérienne ;

Pour obtenir le brevet et la licence de pilote professionnel avion par équivalence, le candidat doit outre les conditions d'aptitude physiques exigées, être détenteur de l'un des brevets suivants :

  • Brevet de pilote militaire 2ème degré de l'armée de l'air ;
  • Brevet de pilote militaire 2ème degré de l'aéronautique navale ;

La qualification de vol aux instruments ne peut être obtenus par équivalence et doit faire l'objet d'un stage homologué au même titre que pour un élève ab-initio ou ENAC.

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